Qu'est-ce qui peut faire du travail un facteur d'exclusion ?
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  • Sujet : Qu'est-ce qui peut faire du travail un facteur d'exclusion ?
  • Concepts : Qu'est-ce - qui - peut - faire - du - travail - un - facteur - d'exclusion - - 19652 -
  • Extrait du corrigé : Georg Wilhelm F. HEGEL La Phénoménologie de l'Esprit(1807) III/ Le travail est une entrave à l'épanouissement de l'individu On peut enfin considérer que sous le terme d'exclusion, on n'entend pas seulement une éventuelle exclusion sociale mais aussi l'exclusion de certaines facultés humaines au profit exclusif d'autres. En effet, il est notoire que le travail, par l'assiduité journalière qu'il suppose, empêche, d'une certaine manière, le développement de toute autre activité qui n'est pas en rapport avec le dit travail. En ce sens, l'individu se retrouve en quelque sorte « prisonnier » de son travail, comme empêché, entravé dans son épanouissement personnel. Cet aspect nietzschéen du travail apparaît comme une limite de celui-ci. « Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction » du travail, je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd'hui, à la vue du travail on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir , qu'un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l'on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l'on adore aujourd'hui la sécurité comme la divinité suprême. » Friedrich NIETZSCHE Aurore, livre troisième ;aphorisme 173.

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